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Découverte du Haras d’Hennebont (56), le 26 septembre 2013
Hennebont Hennebont
Élisabeth Renaud

Découverte du Haras d’Hennebont (56), le 26 septembre 2013


Quel temps nous réserve-t-on pour cette journée ? Voilà 29 futurs cavaliers partis à la découverte du Haras d’Hennebont (entre Lorient et Vannes). J’espère que cette fois-ci, aucun incident « gendarmeristique » ne viendra contrecarrer nos projets. Haras d’Hennebont

Après quelques « contorsionnements » et beaucoup de travail de « matière grise » de la part de René, voici tout le petit monde installé autour de 2 tables. Le personnel est super sympa avec nous mais il faut dire qu’il le peut car nous faisons tout pour qu’il n’ait pas à trop rentrer leur ventre pour nous servir et nous avons toujours avec nous, une personne qui empile les assiettes en bout de table. Je pense qu’elle devrait être récompensée ou, tout au moins, être diplômée en « débarrassage de tables » !!!

En 1856-1857, les haras nationaux s’installent sur le site de l’ancienne abbaye de la Joye Notre Dame (Abbaye cistercienne fondée le 5/10/1275). Hennebont devient, alors, un lieu important pour le développement du cheval breton.

Après un bon repas, nous nous sommes tous dirigés à pied, pour faire la digestion, vers le haras. 2 chevaux bretons attelés à une calèche nous accueillent. Quel beau spectacle ! une calèche

Un jeune homme nous prend sous sa houlette pour nous faire découvrir les écuries, les purs sangs, les chevaux bretons, les postiers, les étalons et tout ce qui tourne autour du cheval. En 2002 il y avait 70 étalons, aujourd’hui il n’en reste plus que 20. Le PMU verse 1 milliard d’euros à l’Etat. Les haras s’étendent sur 23 hectares et bénéficient du soutien des collectivités qui les font vivre.

Pendant les explications de notre guide, l’étalon grignote le dessus de sa main. C’est un lien social entre eux et l’homme doit le gratouiller. Lorsque le cheval baisse la tête cela signifie une soumission à l’homme, alors que d’ordinaire le cheval préfère dominer. Il sent la faiblesse des personnes (comme nos personnes handicapées) et donc baisse la tête vers eux. lien social

« Jeff de l’étang » un selle français et roi des terrains de compétitions, évolue sur la scène sportive internationale. Il a été pré-sélectionné pour les J.O. de Pékin (2008) en cheval de réserve. C’est une race de sport (endurance, cross, sauts d’obstacles et dressage)

« Les foals » (poulains et jeunes chevaux) participent aux concours d’élevage pour se qualifier aux finales de la race.

Nous découvrons ensuite « Tiponch du Thil » un croisement de pur sang arabe et anglais pour des courses d’obstacles et d’endurance. Monsieur nous tournait le dos… c’est pas poli ça, Tiponch ! Quand il tourne le dos avec les oreilles en arrière, cela veut dire qu’il est fâché.

steeple chase Le pur sang anglais commence à travailler à 18 mois et est un fin psychologue. Il est adulte à 5 ans. Il court en steeple chase et a une carrière de reproduction. S’il n’est pas vendu aux enchères en fin de carrière, il finit en « saucisson ». Le pur sang arabe est une des plus anciennes races. Il est le produit de la rude civilisation du désert. Il fut remarqué par les Pharaons. Il fut introduit en France dès le 8ème siècle et pendant les croisades.

Le Mérens est un pur sang arabe. Il parcourt entre 120 et 130 km/jour. Il a le sang chaud, il est rapide et robuste. La France possède les meilleurs chevaux arabes. Ce cheval est d’origine préhistorique. L’homme de Cro-Magnon le connaissait déjà.

diligence Vient le fameux « Postier breton » à l’allure légère qui mène la diligence, transporte du courrier, des voyageurs et des marchandises. Il peut parcourir 28 km/jour à une vitesse de 12 km/h et «le trait breton» peut peser jusqu’à 1 tonne et est plus spécifiquement utilisé pour les travaux des champs, le labour des terres lourdes, le débardage en forêt, le tirage de la herse, le transport des marchandises.

Le cheval breton est réputé familier et gentil, robuste, rustique et travailleur, ni exigeant, ni lunatique. Sa forme actuelle est le résultat de nombreux métissages depuis le Moyen Age avec des trotteurs Norfolk britanniques, des Percherons et des Ardennais. Beaucoup d’opinions sur l’origine du cheval breton : La plus courante est qu’il descend de chevaux élevés par les guerriers celtes avant leur conquête de la Grande Bretagne.

Il existe 2 types de chevaux bretons :

  1. Le « Sommier » (non, non ce n’est pas pour mettre dans un lit !!!) solide animal de bât et de travaux de ferme, originaire du Nord de la Bretagne.
  2. e « Roussin », issu du bidet de montagne, plus fin et plus svelte que le «Sommier», est utilisé comme monture de guerre et également pour les longs trajets.

Les ¾ du sommeil du cheval se fait debout. Pourquoi pas couché ? Car il y a un blocage des tendons ce qui permet au cheval de ne pas tomber. S’il s’allonge c’est qu’il est en confiance. Il mange de 10 à 15h/jour. Sa nourriture est spécialement constituée de céréales. C’est donc, en grande partie, un granivore.

Puis nous découvrons l’endroit où l’on ferre les chevaux. Le maréchal ferrant enlève la corne grâce à une mailloche et une râpe. Il chauffe le fer au rouge blanc, l’ajuste au pied en tapant dessus. Il râpe la corne brûlée encore chaude puis repose le fer et met les clous puis les coupe avec une sorte de tenaille. Une fois le pied remis à terre, il frappe doucement sur le devant du fer avec un marteau pour bien ajuster l’ensemble. Le ferrage des chevaux se fait toutes les 6 semaines et il faut 1 heure pour ferrer les 4 pieds si le cheval reste tranquille.

harnais Nous passons ensuite dans la sellerie. Nous découvrons des harnais d’attelage cousus aux poils de sanglier, plus résistants. On coud à 2 aiguilles et on fait un nœud à chaque coin de couture. Un « H » surmonté de la feuille d’Acanthe figurent sur les selles. Nous pouvons, aussi, admirer 2 selles amazones dont les femmes se servaient pour monter les chevaux.

Nous avons la chance de voir défiler, sous le soleil, quelques chevaux conduits par des cavaliers (ières) nous montrant le trot, le galop, l’attelage, etc… Nous apprenons que le collier, dont certains chevaux sont équipés, répartit la charge autour des épaules du cheval, que les calèches devaient être équipées de lanternes, même de jour, et d’une plaque d’immatriculation, le siège du cocher est fait de telle sorte qu’il permet de ne pas subir de chocs au niveau des lombaires. Déjà, à l’époque, le siège ergonomique avait été utilisé.

allures Le « selle français » est une race de sport : sauts d’obstacles, cross, dressage.

Le postier breton est un cheval qui est utilisé à la voirie pour entretenir les espaces verts. Au début le collier d’épaules pesait 20-25 kg. Il y a 3 ans une nouvelle technique a permis d’obtenir un poids d’une dizaine de kg seulement adapté en hauteur et en largeur. Ce postier obéit aux ordres uniquement à la voix ou le fouet qui n’est utilisé que pour donner une direction.

nonchalant L’âne de bât du Berry qui marche d’une allure nonchalante a, néanmoins, une pointe de vitesse exceptionnelle. Il porte 80 kg sur son dos. L’âne est intelligent et a une bonne mémoire. Si on lui montre un chemin, il peut le retrouver seul. On le dit têtu : c’est vrai qu’il y est en partie. Mais devant un danger réel ou supposé il restera sur place en attendant la fin du danger alors que le cheval s’enfuira.

Comment identifier un cheval : Une puce, grosse comme un grain de riz, est injectée, grâce à une petite seringue, sur l’encolure du cheval du côté gauche. Grâce à cette puce, aucune tricherie ne peut avoir lieu (traçabilité lors des concours, contre le vol, au contrôle des douanes, filière viande, etc…). Elle enregistre toutes les caractéristiques du cheval (couleur, sexe, taches, etc…). Chaque épi est spécifique à chaque cheval (il se situe juste au bout de la crinière sur le front).

trotteur 3 chevaux de sport nous sont aussi présentés. Leur carrière commence à 18 mois, ils sont 2 ans sur les pistes et finissent leur carrière vers 6-7 ans. Le trotteur français rapporte 400 000€ de gains, le pur sang 500 000€ (c’est un très fin psychologue pour dominer) et le cheval ibérique (qui fut offert à Jacques Chirac) et qui virevolte beaucoup.

Brève histoire : Née du Blavet et de ses ponts, Hen Bont signifie, en effet, chemin du pont ou vieux pont selon les étymologistes bretons. Au milieu du 13ème siècle, les seigneurs entreprennent la construction de fortifications et Hennebont devient très vite une place forte importante du Duché de Bretagne ce qui lui vaudra de nombreux sièges.

Quelques appellations pratiques sur le cheval :

  • On ne dit pas les pattes d’un cheval mais les jambes ou les membres
  • On ne dit pas le museau mais le nez ou les naseaux
  • On ne dit pas la gueule mais la bouche
  • On ne dit pas la taille mais la hauteur en partant du garrot jusqu’au sol.

L’attachement des paysans bretons pour le cheval de leur pays ainsi que le statut de celui-ci sont largement mis en scène dans « Le cheval d’orgueil » de Pierre-Jakez Hélias. De nombreuses statues de cheval breton sont réalisées. La mairie de Landivisiau a érigé la statue d’un cheval breton à l’endroit où se tenait, jadis, son célèbre marché aux chevaux.

Une petite question : Qui est plus têtu qu’un Breton ? L’âne.

Voilà notre journée s’achève. Nous allons prendre le chemin du retour avec des chevaux et un attelage différents et plus rapides que ceux que nous avons vus. Eh oui, nous retournons à la civilisation du 21ème siècle. Nous avons, de nouveau, passé une agréable journée en votre compagnie. Alors, au 24 Octobre pour une nouvelle et dernière aventure pour l’année 2013.

Une nouvelle fois un grand MERCI à Patrick Morel pour ses belles photos !